Le samedi 21 novembre 2009

20 Novembre 09

Permalink 10:37 am, Julien Cabana, 320 mots  

La haine de Mlle Arsenik

Par Julien Cabana

Lorsque j'ai répondu à madame Patricia Tuslane que les chasseurs n'étaient pas des tueurs en série, plusieurs blogueurs sont venus donner leur opinion sur le monde de la chasse. Certains(es) sont pour la chasse d'autres contre. Il est normal que les gens expriment leurs opinions et je suis prêt à les respecter, sauf qu'il y a des limites.

C'est le cas de Mlle Arsenick qui va un peu loin dans sa défense des animaux. Ce n'est certainement pas avec des affirmations du genre:«j'ai hâte au jour où les animaux de la forêt vont se défendre et faire une couple de victimes ou encore il y aura toujours des morrons sur cette planète, hé oui des meurtriers qui aiment tuer tout simplement. Que dire du: «je suis contente que certaines personnes comme Paul Watson n'hésitent pas à se réjouir de la mort de chasseurs de phoques, ces gens que je déteste comme on ne peut imaginer.»

Si vous pensez faire avancer votre cause et aider les animaux à se sauver des méchants chasseurs, vous vous trompez royalement. Tout ce que vous faite c'est attiser la haine et le refus de collaborer de la part des gens qui chassent. N'oubliez pas que contrairement à ce que vous pensez, bien des chasseurs pourraient donner des exemples sur le comportement qu'il faut avoir vis-à-vis d'un gibier. Cessez donc de répandre dans la population qu'il y a un lobbying très puissant du monde de la chasse qui contrôle tout. Si vous preniez le temps de vous informer sur tout ce qui régit le monde de la chasse au Québec, vous pourriez peut-être découvrir que c'est une des activités les plus réglementée et très bien encadrée. Je ne crois pas que les animaux ont besoin de défenseurs telque vous.

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13 Novembre 09

Permalink 10:52 am, Michel Hébert, 748 mots  

UN PSY POUR QUÉBEC



Régis Labeaume est fascinant. Pour débarasser Québec de sa vieillotte appellation «Vieille Capitale»,
et y coller un nouveau «branding», il a embauché un psy. Clotaire Rapaille.
Un Français qui vit surtout aux USA.
M. Rapaille a confié à ma collègue Annie St-Pierre, qui l'a joint à Paris, oui môssieur,
qu'il s'inspirera du quartier Saint-Roch, là où pleuvent les subventions.
Nous aurons donc bientôt une nouvelle identité. Subventionnée, sans doute.
Rapaille voudra donc tenter la greffe: planter des riches chez les pauvres. Pour récolter de la monnaie?
Des actuaires chez les artistes. Des dentistes chez les assistés sociaux. Des fonctionnaires, des mendiants, etc.
Clotaire Ripaille, pardon, Rapaille, Clotaire Rapaille va intégrer le Chateau Frontenac
dans son concept pour faire de Saint-Roch un quartier «fou, fou, fou», comme le veut le maire Labeaume.
J'imagine qu'on verra un jour Jean Soulard faire des won tons frits au Wok n' Roll...
Pourquoi les vendre 2 $ aux pauvres quand tu peux les «brander» et les offrir à 20 $ la paire aux riches?
Anyway, Clotaire, oui, appelons-le Clotaire, puisqu'il s'installera chez nous avec sa suite et ses honoraires,
eh bien Clotaire n'a évidemment pas pensé à Beauport. Beauport au passé si glorieux et au futur tellement taxable.
Il me semble qu'il aurait pu davantage plonger dans l'âme de la majorité con-tribuable en s'inspirant de Beauport-au-Prince,
enfin libérée, sans tambours ni trompettes, de l'insignifiant Letendre, l'ex-mini-maire de notre rectangulaire arrondissement.
Clotaire aurait vu ici la vraie vie. Pas l'artificielle urbanité de Saint-Roch-les-Subventions. Saint-Roch-la-Farce-municipale.
J'imagine qu'ensuite il proposera de déménager Hugo Boss dans Saint-Sauveur et nous faire croire,
qu'à coups d'honoraires et de penseurs patentés, on pourra y recréer Hong Kong. N'y a-t-il pas trois épiceries asiatiques?
Non, je vous le dis, c'est à Beauport-au-Prince, en hiver, que notre cher et coûteux Clotaire, aurait dû installer ses payantes pénates.
La vraie vie des enterrés vivants six mois par année. Les tas de neige sale sur les parterres.
L'étrange guerre que mène l'armée municipale contre les pauvres cons-tribuables;
la folle relation de la ville avec l'hiver et ses citoyens-marmottes, ça, ça mérite une psychanalyse...
Clotaire y verrait des gens écrire leur adresse sur les bancs de neige avec des bombes aérosol. Comme des graffiteurs...
Et notre cher et coûteux Clotaire aurait pu faire la rencontre de Marc Simoneau, icône du micro et de la banlieue.
Et s'imprégner de notre substrat banlieusard: D'Estimauville, Royale, Robert-Giffard, Starbuck's, Bureau en Gros,
Canadian Tire, Matelas Dauphin, Sushi Zen, Mini Moteur Hébert, Benjamin Moore, Wal-Mart, la Roulotte du Boulevard, Monsieur Balayeuse...

Il me semble que Clotaire a de quoi nous faire un beau pâté mental. Je l'imagine de son loft parisien en parler avec l'inérrable Simoneau:
- Oui, alors, monsieur le con-seiller municipal, sur le plan sociologique, le trait unitaire caractérisant cette zone de négligence municipale,
vous croyez qu'on peut en faire un socle sociosignifiant, quelque chose de moderne et porteur?
- Euh, au niveau de la ville, j'peux pas dire, mais on va-tu réparer l'aréna en même temps?
- Bien sûr, le sport... C'est dans la nature des pauvres de s'énerver sur la glace ou sur le gazon.
J'ai vu ça aux Indes et en Islande, un pays riche bourré de pauvres et un pays riche en faillite.
Mais nous ne reviendrons pas à Néron, M. Simoneau. Je crois c'est Marcuse qui disait que de l'insignifiant surgit
l'espoir, il faut juste y regarder de près. Alors écoutez-moi: diriez-vous que nous sommes devant l'insignifiance? Là, aujourd'hui, M. Simoneau?
- Euh, faudrait demander au maire Labeaume, moi, vous savez... Mais si vous voulez les statistiques à jour des Coyotes de Phoenix,
ils ont été battus hier par le Canadien, alors...
- Je crois que je n'aurai pas besoin de vous, M. Simoneau. Des coyotes et des marmotes non plus.
- Vous serez peut-être mieux en ville. Et puis vous aurez le bonheur de faire plaisir à vos yeux...
- Comment ça?
- Anne Guérette. La belle Guérette. Je le dis sur mon blogue, les Dossiers Simoneau, c'est la plus belle du conseil.
Elle a de la compétition maintenant avec Julie Lemieux mais quand même, ça ramollira vos cataractes....
- Faites attention, M. Simoneau. Vous risquez de développer un déficit d'attention.
- Oui, quoi? Qu'est-ce qu'on disait?
- Je vous parlais des Coyotes de Phoenix...


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10 Novembre 09

Permalink 12:45 pm, Michel Hébert, 316 mots  

L'AFFAIRE DUBOIS: QUE DU MÉPRIS...


«Quand on a un rendez-vous, on passe par la porte d’entrée».
Anne-Marie Poulin, du Centre de santé et des services sociaux des Pays-d’en-haut, a tout dit.
Tout est là, dans ces quelques mots. Le reste, c'est de la parade.
Peu importe les explications tordues de Claude Dubois. Il a baisé le système.
Il est passé par la porte arrière, alors que les gens attendaient devant. Pour pas être vu.
Il a beau traiter Patrick Lagagé de Cyberpresse de «salisseur public», Dubois ne convainc personne.
Surtout que ses premières explications ne concordent pas avec ce qu’il a dit à Jean-Luc Mongrain, à LCN, ce matin.
Cette histoire de vaccins pour maladies étrangères, de la bull shit. Il se fout de nos gueules!
Dubois a cherché à susciter la compassion, fin connaisseur de l’âme des Québécois, toujours prêts à pardonner.
«Je suis un dégueulasse qui s’occupe de sa fille», a dit le chanteur à Mongrain.
Pis les autres qui attendaient dehors? Ils ne s'occupent pas aussi de leurs enfants?
Selon Lagagé, Julie Snyder attendait dans la file. Bravo!
L'animatrice du Banquier, une méga vedette, n'a pas demandé un traitement de faveur, comme Dubois...
Cette histoire est simple : une grosse tête décide d’obtenir un privilège, l’obtient et fait vacciner sa famille.
Si un politicien avait fait ça, j’ose pas imaginer le tollé. Si Jean Charest avait fait ça, on l'aurait crucifié.
Dubois, on l’oubliera pas dans quelques jours, comme le reste.
Je suis à peu près sûr que son disque de Noël ne battra pas des records de vente.
Les gens qui attendaient dehors, ce sont eux qui achètent les disques...
Il y a toujours bien des limites au mépris.
Quand tu te crisses du monde, un jour ou l’autre, on finit par se crisser de toi…

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09 Novembre 09

Permalink 19:44 pm, Michel Hébert, 589 mots  

MOINS DE FRIC POUR L'ADQ


Pendant que les quatre rescapés de l'ADQ préparent un bien-cuit à Gilles Taillon,
péquistes et libéraux discutent informellement depuis samedi;
ils se demandent quoi faire du pauvre quatuor adéquiste.
Leur réflexion porte sur trois choses.
Primo : le statut de Deuxième groupe d’opposition de l'ADQ sera réévalué.
Avec seulement quatre députés, l'ADQ pourrait perdre son diadème par une simple motion de l’Assemblée nationale,
de la même manière qu'elle l’avait obtenu après les élections de 2008, grâce notamment à Sylvie Roy.
Mais personne n’est vraiment prêt à ordonner l’euthanasie. Même si c'est pas l'envie qui manque.
Personne, ni chez les libéraux, ni au PQ, ne tient à passer pour un bourreau et faire tomber la guillotine.
Pour le moment donc, l’ADQ peut sauver sa simili couronne parlementaire. Même si son temps de parole sera ratatiné.
Secondo : le budget. Là, l’ADQ de Frank Bonnardel l’aura dans l’os.
Ou dans le soleil, comme on dit à L’Ozone…
Il est hors de question de laisser les quatre députés adéquistes avec un budget de 600 000 $.
Les péquistes se souviennent de la mesquinerie l'ADQ quand le PQ était «deuxième groupe d'opposition».
Les nouveaux indépendants, Éric Caire et Marc Picard, recevront donc une part du magot.
Ce qui voudra dire moins de fric pour les quatre mousquetaires. La perte sera d'au moins 25%.
Ainsi tranchera le Bureau de l’Assemblée nationale, vraisemblablement jeudi.
On considère qu’un député adéquiste ne vaut pas plus cher qu’un député indépendant,
une évidence qui rassurera Amir Khadir qui, en regard des budgets adverses,
se considère déjà sous le seuil de la pauvreté parlementaire….

Dans la dèche, le brave docteur Khadir aura tout de même droit à un prix de consolation.
En effet, le député et co-chef de Québec solidaire sera mieux placé à l’Assemblée nationale.
Il aura, à compter de mardi après-midi, une meilleure vue sur Yolande James…
Sans compter qu'il risque de soutirer plus de temps de parole à l'ADQ...
Car les députés indépendants voudront parler plus d'une fois aux deux semaines...
Éric Caire ne peut (et ne veut pas) être assis trop près de ses ex-compagnons d’armes.
Il voudrait bien aussi quitter le pigeonnier du 3e étage de l’Assemblée nationale,
là où le plancher craque et ondule et où on a apparemment manqué de tapis…
Khadir se rapprochera donc du centre du Salon Bleu, à côté de Bonnardel et de Mme Roy,
et donc de biais avec la divertissante ministre de l’Immigration.
Derrière eux, Janvier Grondin et Gérard Deltell, inséparables tels Bouvard et Pécuchet, l'inoubliable duo de Flaubert.
Marc Picard, absent pour cause de maladie intime, n'occupera pas son siège avant février 2010;
et ce vide stratégique satisfera sans doute le député Caire.
Un autre problème s’imposera aux placiers de l’Assemblée nationale,
(peut-être des architectes et des ingénieurs en bureautique…),
celui de la défection possible, sinon éventuelle de Gérard Deltell.

Il flaire le vent, c’est évident. Et logiquement, comme le PQ ne lui va pas comme un gant,
c’est du côté libéral qu’il mettra probablement les voiles.
Mais pas tout de suite.
Le vent est trop fort; il doit d'abord traverser le Cap de Bonne Espérance.
Façon de parler...


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07 Novembre 09

Permalink 20:01 pm, Michel Hébert, 641 mots  

JE RÊVE DE NOIRMOUTIER...


Soyons légers, pour une fois.
Nos élites, de toute façon, sont aussi réconfortantes que l’automne à 16 heures…
Essayons donc de trouver ailleurs matière à sourire…

Ce matin, après avoir acheté mes journaux, un pain et un billet de Gagnant à Vie
(l’équivalent du régime de retraite d’un fonctionnaire), j’ai trouvé un coiffeur qui n’était pas débordé.

- Aux ciseaux?
- Euh, oui, c’est pas toujours aux ciseaux?
- Ben, y en a qui prèfèrent le clipper…
- Les ciseaux, ça va faire


J’ai essayé de lire sans lunettes la chronique de Michel David, sans doute le meilleur dans sa catégorie.
C’est mon idole, et je lui ai déjà dit. Jamais méchant, mais une plume fine comme une lame.
Bref, mon Devoir du samedi, c’est David.
Mais je ne pouvais pas lire, mes yeux sont trop usés. Des années de lecture et de lumière cathodique…
À côté, un gars parle de la France et des Français avec le coiffeur.

- Y me font chier. J’ai demandé des roties, le serveur savait pas ce que c’était.
Pis, je me forcais pour parler en trou d’cul de poule. Des rouuuties. Rouuuties, hostie!
- Des roties, me semble, c'est pas dur à comprendre…
- Y m’a dit : Ha oui! Des toasts!
- J’ai dit, ben oui, des toasts! J’avais envie de crisser mon camp


Je l’ai écouté, discrètement. Avant de dire quelque chose.

- Moi, je n’ai jamais eu le moindre problème. À Paris ou ailleurs.
Pis, mon accent, je m’en contretorche. Et, c’est ça qu’ils aiment, les Français, quand t'es toi-même.
Le reste, ils s’en foutent, ils ont vu tellement de monde, qu’ils s’en foutent complètement.
Quand tu veux des toasts, tu demandes des toasts. Pas des roties.
- J’ai peut-être pas été chanceux. J’étais pourtant pas loin de la Tour Effeil. Pas dans le quartier des émeutes.
- Bah, ça change rien. Moi, partout, les Français sont sympathiques.
Une fois, j’ai demandé une bière. Le gars est revenu presque en courant avec une salière.
Je lui ai demandé pourquoi il me donnait ça… Il m’a dit que les Québécois aimaient mettre du sel dans la bière…
Anyway, sont fins, surtout quand je me mets à parler.

- Comment ça?
- Ils disent que j’ai un accent…
- Vous n’avez pas d’accent!
- Je sais, mais là-bas, je ne passe pas inaperçu, même quand j’essaie


La conversation s’est arrêtée avec la fin de la coupe.
Puis, j’ai pensé à mes amis français. Nos extraordinaires amis de Noirmoutier, sur la côte atlantique.
Leur appart du Puits d’Argent. Que ma douce a cru hanté par un vieux pêcheur.
Il était 3 h ou 4 h du mat. Le cœur de la nuit. Je rêvais à la rivière Magpie.

- Michel, j’te dis, on est pas tout seuls…
- Qu’est-ce que tu racontes? Dors, y a personne...
- Va dans la cuisine, j’te dis, j’ai entendu quelque chose


Il n’y avait personne, évidemment. Avec ma gueule, j’avais peut-être fait peur au fantôme.
Alors, oui, je disais qu’ils sont extraordinaires nos Français. Généreux, attachants, chaleureux.
Je ne les jamais entendu dire une véritable méchanceté. Humour, finesse, classe.
Vraiment, si on devait trouver un second duo d’Adam et Ève pour refaire l’humanité,
je les proposerais sans hésiter. Le monde selon C. et J…
Allez, santé, mes amis!
Et j'ajoute un peu de sel, pour mousser mon rêve éveillé...

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